Devenir le capitaine de son bateau : un an depuis mon retour à Montréal

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Statue de Jeanne d’Arc, Nouvelle-Orléans

J’ai quelque chose avec les anniversaires. Depuis l’an dernier, la Saint-Patrick ne sera plus jamais que la Saint-Patrick pour moi. En effet, c’est maintenant une journée bien spéciale, rangée avec les autres dates importantes de ma vie, comme ma fête et la date de mon départ en Inde.

Le 17 mars 2015, ce fut la dernière journée de ma vie de nomade. Un an et demi à parcourir le monde sans avoir de domicile fixe. C’est un rêve que je souhaitais réaliser depuis longtemps et que j’ai accompli. Quelle satisfaction.

Comme les inspirés le disent si bien : « Les meilleures idées sont celles que l’on réalise ».

Prendre du temps pour soi

Toutefois, ce n’était pas aussi rose quand je suis revenue il y a un an. Avec le recul, je regarde le chemin parcouru et je suis fière. Fière de ma force intérieure, de mon lâcher-prise et du courage qu’il a fallu pour passer au travers de tout ça.

Un an plus tard, je me sens groundée avec ce que je suis réellement. J’ai fait le tour du monde pour me retrouver au coeur de moi-même. Je n’ai pas aimé tout ce que j’ai vu, mais en l’affrontant, j’ai appris à reconnaître mes points faibles et mes blessures. Et surtout, j’ai grandi grâce à ces découvertes sur moi. Maintenant, je sais mieux gérer mes émotions et reconnaître ce que je veux vraiment.

Getting lost will help you find yourself

Un an plus tard, je suis heureuse d’être où je suis. Certes, je m’ennuie quelques fois de voyager aussi souvent, mais la différence est que je suis entièrement consciente que c’est une question de choix.

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Faire des choix qui résonnent en nous

La différence avec ma vie pré-nomade, c’est que maintenant je connais les raisons qui me font rester ici. La différence, c’est que rien ne m’empêche de repartir à l’autre bout du monde si c’est ce dont j’ai vraiment envie. Je l’ai déjà fait. Je peux le refaire. Devenir le capitaine de son bateau, c’est réaliser que ce n’est pas le voisin, ni la société qui prend des décisions à sa place, c’est nous-mêmes.

Je reste à Montréal parce que j’ai CHOISI de rester ici.

Faire des choix qui résonnent en soi, selon ce qui est le plus important pour nous, c’est ça mener une vie à son image.

Prendre-action
Garden District, Nouvelle-Orléans

La suite des choses… Prendre action

Tranquillement, j’apprends que mes choix me permettent aujourd’hui (et à long terme) d’avoir un mode de vie flexible et en mouvement, de travailler sur de nouveaux projets et de repartir en voyage, bref d’avoir une vie on the go qui me ressemble vraiment.

Bien sûr, je dois être patiente. Rome ne s’est pas construite en une journée. Mais un pas devant l’autre, je continue à avancer. Le meilleur dans tout ça, c’est que je profite de la route en même temps et ce que je vois est beau!

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