Comment trouver le « bon » plan?

Lebonplan

Je vais avoir 28 ans dans quelques jours. L’arrivée de mon anniversaire et la lecture du nouveau livre de Chris Guillebeau*, The Happiness of Pursuit, m’a incité à faire un bilan. De l’année qui vient de passer, mais surtout de prendre le temps de planifier mes objectifs pour la prochaine année. Le genre d’exercice qu’on fait toujours au bureau, mais jamais dans notre vie. En-tout-cas, moi, je n’avais jamais fait ça de manière aussi sérieuse. Et quand on y pense, on réalise vite que c’est aussi essentiel qu’au travail, sinon plus. Où je me vois dans 1 an? Qu’est-ce que j’ai envie d’accomplir de manière générale? Et aussi dans différentes sphères de ma vie : travail, amour, santé, voyages, finances?

Depuis mon retour d’Asie, j’étais ambiguë face aux plans. Je venais d’effectuer un voyage où j’avais appris à ne pas trop planifier. J’avais réalisé que quand on ne planifiait à peu près rien, les choses se plaçaient comme elles le devaient. Quelle belle découverte ce fut. Sans que j’ai rien eu à faire, la vie m’avait amené au bon endroit au bon moment. Un bel enchaînement de coïncidences et de rencontres.

Seul hic, de manière naturelle, mon cerveau est vraiment bon pour planifier des choses. Je suis continuellement en train de penser à la prochaine étape. Côté féminin? Certes, mais humblement, je sais que la planification et l’organisation sont des forces chez moi. Je suis une fille stimulée par les nouveaux projets. J’aime accomplir des choses concrètes. Bref, c’est de cette façon que j’ai l’impression d’utiliser mon plein potentiel.

Mais comment faire alors pour jumeler ces deux côtés de moi? Depuis mon retour, je balance entre les extrêmes en essayant de trouver mon équilibre. Et puis, il y a eu cette phrase, que j’ai lu, il y a quelques jours dans le dernier bouquin de Chris Guillebeau. En français, ça donnerait quelque chose comme :

Un bon plan laisse amplement de place à la spontanéité et au changement – mais sans plan du tout, il est difficile de réaliser quelque chose de significatif au fil du temps.

Ça y est, comme une illumination venue de l’au-delà, j’ai su que je venais de trouver mon équilibre.

Quand j’y repense, c’est vrai que pour partir dans ce voyage non-planifié, j’avais dû planifier des choses. Si je n’avais pas fait un budget, fixé une date de départ, réalisé que j’avais donc 10 mois pour faire des économies et ainsi décidé de sous-louer une chambre dans mon appartement sur Airbnb, jamais je n’aurai pu partir.

Y’a aussi le fait que depuis que je suis à Berlin et avec l’arrivée de quelques contrats de travail à distance, je réalise que c’est plus simple de ne rien planifier quand on n’a pas de compte à rendre à personne. Maintenant, j’ai quelques deadlines à respecter, du travail à faire. C’est sûr que ça change la donne, mais si ça me permet de continuer ma vie de nomade, je suis plus qu’heureuse de m’adapter à cette nouvelle réalité!

Bref, c’est vrai, pour réaliser ses rêves, ça prend un peu de structure. Du moins, avoir une idée de ce qu’on veut faire. Après ça, c’est plus facile de prendre des actions qui vont dans cette direction. Bien sûr, préalablement, il faut prendre le temps de s’écouter pour déterminer nos vrais objectifs (pas ceux du voisin), mais ça c’est un autre sujet.

Et puis, l’important avec les plans, c’est surtout de ne pas se perdre dans le détail. Oui, avoir des objectifs pas trop vagues, réalistes et mesurables, mais on s’en fout si on fait notre jogging le mercredi au lieu du vendredi comme on l’avait prévu. De toute façon, le bon plan sera celui qui arrivera, même si ce n’était pas ce qu’on avait prévu à l’avance. Rappelons-nous, un bon plan laisse amplement de place à la spontanéité et au changement…

Au final, on sait que les journées passent vite (voire très vites), mais quand on fait le bilan, on réalise qu’on accomplit tellement de choses en une année! Alors, rêvons grand et mettons nous en marche. 28 ans, je suis prête!

* De 2002 à 2013, Chris Guillebeau a parcouru tous les pays du monde. Il a relaté son expérience sur son site The Art of Non-Conformity, un blogue qui regroupe des stratégies non-conventionnelles à propos de la vie, du travail et des voyages.

7 comments

  1. Marilyn

    Vraiment intéressant Kim, ça me Porte à réfléchir et à vouloir faire un bilan également! Dis-moi, quels genre de contrats de travail peux-tu faire de l’étranger?

    1. Kim

      Merci Marilyn! En fait, n’importe quoi qui se fait à partir d’un ordinateur et d’une connexion Internet! Y’a aussi des sites comme O’desk, qui cherchent des contractuels pour différents mandats. De mon côté, pour l’instant, je fais de la gestion de communauté et de la rédaction (grosso modo). Mais c’est sûr que ça l’implique que j’ai changé de style de vie. Je mène une vie plus minimaliste disons. Ma priorité est vraiment tourné vers le voyage. Ça dépend vraiment de ce que tu veux faire! Y’a plus de possibilités qu’on pense avec Internet!

      1. Marilyn

        Merci beaucoup Kim! Oui j’imagine que ça implique quelques compromis disons, mais pour ce que ça apporte d’un autre côté wow! Je vais regarder ça, merci encore 🙂

  2. Legault-Lefebvre Christiane

    Bon anniversaire à l’avance. Devenir soi-même, c’est un peu comme cuisiner un plat dont le fumet est unique mais que tous perçoivent comme authentique et unique à une personne donnée. On ne peut pas plus empêcher quelqu’un de devenir lui-même qu’une plante de se développer… sans risquer de détruire l’élan vital qui l’anime. Salut à Victor . Bonne chance et bisous. XXX

  3. Carole

    Très inspirante…Merci! Bonne fête!!! xx

    1. Kim

      Ah! Merci Carole 🙂 xx

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